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Écrit par Administrator
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Dimanche, 28 Février 2010 05:20 |
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L’acte alimentaire serait donc un marqueur de l’identité culturelle et de la différenciation entre les groupes, et ce à plusieurs niveaux. On peut se considérer comme asiatique, comme vietnamien, comme vietnamien du sud, du centre ou du nord.
Chaque cuisine possède ses particularismes dans une structure gigogne qui laisse beaucoup de place à la réinterprétation individuelle. C’est pour cela que le patrimoine alimentaire vietnamien serait difficile à percevoir si des auteurs n’avaient pas entrepris la tâche de le cerner au plus près des pratiques réelles. Nous pouvons donc constater que cette cuisine se distingue effectivement des autres cuisines asiatiques (notamment chinoise et japonaise, avec quoi il n’est plus possible de la confondre).
Les Vietnamiens possèdent un art culinaire propre, une structure de repas bien définie, des matières privilégiées aux dépends d’autres aliments, des manières de table qui plonge au plus profond des valeurs et croyances d’une culture originale. |
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Écrit par Administrator
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Dimanche, 28 Février 2010 05:19 |
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La revendication du patrimoine alimentaire vietnamien ne soulève pas autant d’enjeux que pour son voisin chinois – la Chine en effet semble avoir un grand besoin de se distinguer de l’Occident à travers la cuisine. A partir des années 30, l’intelligentsia chinoise s’est attelée à une valorisation de leur patrimoine gastronomique, pour rassurer la population face à une ‘occidentalisation’ à la fois désirée et redoutée.
Ainsi, « pour le commun des mortels chinois, les Occidentaux n’ont pas atteint un degré de raffinement culinaire comparable au leur » (Sabban, 1996, p167) |
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Écrit par Administrator
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Dimanche, 28 Février 2010 05:19 |
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Peut on parler d’acculturation lorsque les repas ‘s’occidentalisent’ dans les familles de migrants vietnamiens ? Les pratiques peuvent évoluer dans un nouveau contexte socio-économique, mais souvent la deuxième ou la troisième génération de migrants réinvente une tradition culinaire qui s’était plus ou moins perdue. La valorisation de ce patrimoine gastronomique, par les femmes vietnamiennes, les restaurants, les associations, les touristes occidentaux etc. permet de penser que sa sauvegarde institutionnelle n’est pas nécessaire. Car « la vitalité d’une cuisine se caractérise par sa capacité à intégrer des produits nouveaux et des influences culinaires en les traitant à sa manière, à sa ‘sauce’ serait-on tenté de dire. C’est dans l’adaptation aux mutations écologiques |
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